
- Faut-il être titulaire d'un diplôme pour devenir traiteur ?
- Quelle est la réglementation applicable aux traiteurs ?
- Quelle forme juridique choisir pour créer une entreprise de traiteur ?
- Devenir traiteur à son compte : quelles sont les étapes ?
- Quel budget faut-il prévoir pour ouvrir son entreprise de traiteur ?
Faut-il être titulaire d'un diplôme pour devenir traiteur ?
Aucun diplôme n'est légalement obligatoire pour devenir traiteur. Cependant, une formation solide est fortement recommandée pour réussir dans ce métier exigeant. Plusieurs cursus peuvent vous préparer à cette profession :
- Le CAP cuisine : cette formation de base vous apprend les techniques culinaires essentielles.
- Le CAP charcuterie-traiteur : idéal si vous souhaitez vous spécialiser dans les préparations à base de viande.
- Le Bac pro cuisine : pour approfondir vos connaissances et compétences en restauration.
- Le BTS Management en hôtellerie-restauration : si vous visez des postes à responsabilités ou l'entrepreneuriat.
Au-delà des diplômes, l'expérience pratique est primordiale. N'hésitez pas à multiplier les stages ou travailler comme commis de cuisine pour vous familiariser avec les contraintes du métier. Vous pouvez également prendre des cours de perfectionnement en pâtisserie ou en cuisine du monde pour vous démarquer.
Quelle est la réglementation applicable aux traiteurs ?
En tant que traiteur, vous manipulez des denrées alimentaires et êtes donc soumis à une réglementation stricte. Voici les principales obligations à respecter :
- Formation en hygiène alimentaire : vous devez suivre une formation HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) d'au moins 14 h. Elle vous apprend à identifier et maîtriser les risques sanitaires liés à votre activité.
- Déclaration d'activité : avant de démarrer, déclarez votre activité auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de votre région.
- Respect des normes d'hygiène : vos locaux et équipements doivent être conformes aux normes d'hygiène en vigueur. Cela inclut notamment :
- Des plans de travail faciles à nettoyer.
- Un espace de stockage adapté pour les aliments.
- Des équipements pour le maintien au froid et au chaud des préparations.
- Traçabilité des produits : vous devez être en mesure de tracer l'origine de tous vos ingrédients et de suivre leur parcours jusqu'au client final.
- Étiquetage des produits : vos préparations doivent être clairement étiquetées avec la liste des ingrédients, les allergènes potentiels et la date limite de consommation.
- Gestion des déchets : vous devez mettre en place un système de tri et d'élimination des déchets conforme aux réglementations locales.
Quelle forme juridique choisir pour créer une entreprise de traiteur ?
Le choix de votre statut juridique a un impact sur votre fiscalité et votre protection sociale. Plusieurs options sont possibles.
Créer une auto-entreprise (micro-entreprise)
L'auto-entreprise a l'avantage d'être facile à créer. Cependant, la micro-entreprise n'est pas toujours adaptée pour les métiers de la restauration, car elle ne permet pas de déduire les charges (matériel, matières premières, etc) du résultat imposable.
Cependant, le statut d'auto-entrepreneur peut être un bon tremplin pour tester votre activité avant de vous lancer avec une société commerciale.
Créer une société commerciale
L'auto-entreprise n'est pas le seul statut possible pour entreprendre sans s'associer. En effet, il existe deux formes de sociétés commerciales unipersonnelles (avec un seul associé) :
- SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) : la SASU est une SAS avec un seul associé. Elle est soumise par défaut à l'impôt sur les sociétés. La SASU permet au président associé unique de bénéficier du régime social des assimilés salariés.
- EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) : l'EURL est la version unipersonnelle de la SARL. Par défaut, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée est soumise à l'impôt sur le revenu (IR). Cependant, l'associé unique peut décider d'opter pour l'impôt sur les sociétés.
Devenir traiteur à son compte : quelles sont les étapes ?
- Élaborez un business plan solide : définissez votre offre, étudiez votre marché, vos concurrents, et établissez vos prévisions financières.
- Trouvez un local adapté : assurez-vous qu'il répond aux normes sanitaires et qu'il dispose de l'espace nécessaire pour cuisiner.
- Investissez dans le matériel professionnel : four, réfrigérateur, ustensiles, véhicule réfrigéré... Listez vos besoins et comparez les offres.
- Obtenez les autorisations nécessaires : effectuez votre déclaration d'activité et passez la formation HACCP.
- Immatriculez votre entreprise : rendez-vous sur le guichet unique pour accomplir les démarches administratives.
- Développez votre réseau : participez à des salons professionnels, nouez des partenariats avec des wedding planners ou des entreprises locales.
- Créez votre identité visuelle et votre site web : mettez en valeur vos créations culinaires pour attirer vos premiers clients.
- Fixez vos tarifs : calculez précisément vos coûts (ingrédients, main-d'œuvre, frais généraux) pour fixer des prix compétitifs tout en assurant votre rentabilité.
- Créez des menus variés : proposez différentes gammes de prestations pour répondre aux besoins de divers types de clients et d'événements.
- Formez-vous en gestion : la réussite d'un traiteur ne repose pas uniquement sur ses talents culinaires. Des compétences en gestion, comptabilité et marketing sont essentielles.
Quel budget faut-il prévoir pour ouvrir son entreprise de traiteur ?
Le budget nécessaire pour lancer votre activité de traiteur varie considérablement selon votre projet. Voici une estimation des principaux postes de dépenses :
- Aménagement du local : 5 000 à 50 000 € (selon la taille et l'état initial).
- Matériel de cuisine professionnel : 1500 à 10 000 €.
- Formation HACCP : 300 à 500 €.
- Frais d'immatriculation : environ 200 €.
- Assurances : 1 000 à 2 000 € par an.
- Frais de communication : 2 000 à 5 000 €.
Le budget total pour lancer une activité de traiteur peut varier entre 15 000 et 100 000 € selon l'ampleur de votre projet. Si vous débutez modestement, en travaillant depuis un local aménagé à domicile par exemple, vous pouvez réduire considérablement ces coûts initiaux.
Pensez à inclure dans votre budget :
- Les frais de constitution de société si vous optez pour ce statut.
- Les honoraires d'un expert-comptable.
- Le coût des licences logicielles (gestion, facturation).
- Un budget pour vos premières actions marketing.

- Il n'y a pas de diplôme à avoir pour devenir traiteur. En revanche, il faut suivre une formation de 14h en hygiène alimentaire.
- Vous devez choisir un statut juridique pour devenir traiteur. Vous pouvez opter pour l'auto-entreprise, une entreprise individuelle au régime classique ou une société commerciale.
- Avant de se lancer, il faut réaliser un business plan pour confirmer la viabilité économique de votre projet.
FAQ
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📌 Peut-on être traiteur à son domicile ?
Il est possible d'exercer l'activité de traiteur à domicile, mais cela nécessite de respecter certaines conditions strictes. Votre cuisine doit être aux normes professionnelles et séparée de votre espace de vie personnel. Vous devez également obtenir l'autorisation de votre mairie et respecter les règles d'urbanisme en vigueur dans votre commune. -
Peut-on être traiteur sans statut juridique ?
Non, il n'est pas légal d'exercer l'activité de traiteur sans statut juridique. Vous devez obligatoirement choisir un statut (micro-entrepreneur, entreprise individuelle, société) et vous immatriculer sur le guichet unique de l'INPI. Cette démarche est essentielle pour être en règle avec l'administration fiscale et les organismes sociaux.
- Adie.org, Traiteur à domicile : quelle réglementation dois-je respecter ?
- Entreprises.gouv.fr, La filière restauration
- Entreprendre.service-public.fr, Règles d'hygiène dans la restauration et les commerces alimentaires
- Artisanat.fr, Traiteur
- Mise à jour du 2 décembre 2024 : vérification des informations juridiques.